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Cette page donne des conseils sur le comportement lors d'une randonnée.
Mise sur site en janvier 2003, remise à jour en février 2004.
(www.clubdesmontagnards.com)

La Randonnée Tropicale

Quelques conseils aux nouveaux adhérents.
1- LA GUADELOUPE
2- RANDONNER SOUS LES TROPIQUES
3- LA BONNE CONDUITE
4- POUR TERMINER

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1- L'ARCHIPEL GUADELOUPÉEN : MILIEU ET CLIMAT

Situé en zone inter-tropicale, baigné par l'Océan Atlantique et la Mer des Caraïbes, l'Archipel de Guadeloupe est le groupement insulaire le plus important des Petites Antilles, avec une surface de 1700 km2 environ.

Cet archipel est formé des îles principales suivantes :
- la Guadeloupe au sens strict, dénommée aussi "Basse-Terre", île volcanique montagneuse (sommets à 1400m en moyenne), très arrosée en Côte-au-Vent, très sèche en Côte-sous-le-Vent ;
- la Grande-Terre, île plate calcaire, au climat sec et ensoleillé ;
- Marie-Galante, petite soeur géologique de la Grande-Terre ;

ainsi que d'autres îles plus petites :
- Désirade, impressionnant bloc tabulaire situé à l'est de la Grande-Terre ;
- les Saintes, en lui même mini-archipel volcanique, possédant l'une des plus belles baies du monde ;
sans oublier les îles du nord :
- Saint-Martin et Saint-Barthélémy.


De par sa position géographique (16°N, 61°W), l'archipel est soumis à un climat chaud et humide, régulé en température par l'océan Atlantique tropical (25°C à 31°C au cours de l'année, 15°C la nuit en altitude en janvier), soumis au vent d'est régulier des Alizés.
On distingue cependant deux saisons:
- la saison sêche et fraiche dite "Carème" de janvier à avril ;
- la saison chaude et humide (et pluvieuse !) dite "Hivernage" de juin à décembre, saison des cyclones, et où les activités de notre club sont réduites.


Cette situation en latitude, cette diversité géologique, climatique, et de reliefs font que l'archipel possède une très grande variété pluviométrique et donc végétale, allant de la savane de type sahélien pour aboutir à la végétation d'altitude et de brouillard, tout en passant par les grands champs de monoculture de la canne à sucre, les pentes arrosées de pluie des bananeraies, la forêt dense humide de type équatorial, ainsi que le climat fortement méditerranéen de la Côte-sous-le-Vent. Sans oublier les mangroves de bord de mer, écosystème exceptionnel pour la reproduction de la faune marine.

C'est cette exceptionelle variété qui est la plus grande richesse touristique naturelle de notre pays, tout autant (et si ce n'est bien plus) que l'aspect soleil/plage/mer bien connu de tout un chacun.
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2- LA RANDONNÉE SOUS LES TROPIQUES

La variabilité climatique dont nous venons de parler impose obligatoirement au randonneur un comportement de vigilance spécifique ainsi qu'un équipement adapté.
Les difficultés sont réelles et de tous ordres, mais aux pentes escarpées de fort dénivelé peuvent succéder des trajets presque plats ou des points de vue époustouflants.


ÊTRE VIGILANT
En toute saison, mais spécialement en Hivernage (voir supra), les pluies brutales et abondantes transforment fréquemment les "traces" en bourbiers infâmes qui multiplient l'effort à fournir pour avancer, lequel est déja souvent conséquent à cause des racines, branches, rochers, pentes glissantes ("morne-savon") au milieu du chemin.

De plus, de nombreuses traces comportent des traversées de rivières dont le niveau peut monter brutalement suite aux pluies en amont, rendant leur franchissement dangereux, voire illusoire. On compte des morts chaque année pour avoir voulu traverser des rivières en crue, écrasés sur les rochers encombrant le lit des cours d'eau.

Il ne faut PAS partir en randonnée l'après-midi : le temps peut se couvrir, la pluie venir, les nuages se transformer en brouillard, la nuit tomber (elle tombe rapidement sous les tropiques, et elle est noire), et tout cela transformera la petite promenade en véritable enfer, car les difficultés propres du chemin seront toujours là !
Le Club parle par expérience.

Ne pas aussi partir à jeun : prendre un petit déjeuner copieux avant de se mettre en route.

Enfin, ne jamais partir seul, ni sans avoir donné son itinéraire à une tierce personne. Et ne pas changer d'itinéraire.

La Guadeloupe n'a pas d'animaux dangereux (ni serpents, ni scorpions, ...), mais il est prudent, pour un résident, de se faire vacciner contre le tétanos.


ÊTRE ÉQUIPÉ
L'équipement doit être léger, robuste et fonctionnel.

Il sera plus ou moins important selon le type de marche (selon le lieu et selon qu'il s'agit d'une simple balade de la demi-journée ou d'une semaine sportive sur la Trace des Crêtes), et selon les individus, mais il est recommandé de prévoir au minimum :

- des chaussures de marche, fermées, solides, à semelle anti-dérapante, et montant à la cheville (pas de sandales ou baskets trop légers, mais éviter aussi les grosses chaussures en cuir - trop lourdes en terrain boueux - pour préférer les chaussures de marche en toile type Pataugas) ;
- un sac à dos, car les objets tenus à la main (sacs, gourdes,...) sont fortement déconseillés ;
- un imperméable efficace qui puisse aussi faire office de coupe-vent ;
- une casquette avec bonne visière (protection pluie et soleil) ;
- des gants épais (de jardinage) pour pouvoir agripper les branches épineuses;
- une forte réserve d'eau (au moins 1 litre par personne et par tranche de deux heures), en Grande-Terre comme en forêt humide, surtout pour les personnes transpirant beaucoup, car il n'y a quasiment pas de points d'eau, et ne pas boire fréquemment et suffisamment génère des crampes qui compliquent (si! si!) la progression ;
- des aliments énergétiques sous faible volume (barres de confiserie ou équivalent) car, surtout en montagne, les marches de bon niveau réclament un certain entraînement et une bonne condition physique (ne pas partir à jeun, ainsi que nous l'avons dit précédemment) ;
- un maillot de bain (baignades agréables en rivière, ou en mer au retour);
- un produit de protection contre le soleil ;
- éventuellement des vêtements secs de rechange à emporter avec soi dans un sachet plastique étanche dans le sac à dos pour se changer sur les crêtes, car le vent refroidit fortement les chemises trempées et l'on peut aisément attraper un "chaud et froid". Un vêtement chaud peut être utile, mais un vêtement sec sous un coupe-vent est meilleur.

Enfin, prévoir un jeu complet de vêtements propres en retour au véhicule.

Tout ceci est utile, léger, peu encombrant, et devrait suffire pour une balade de la demi-journée en montagne. Au dessus, l'équipement doit tenir compte de la saison et du degré de difficulté de la marche.
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3- LA BONNE CONDUITE AU SEIN DU CLUB

Le Club des Montagnards comprend environ 250 adhérents.
C'est beaucoup, surtout quand tous se promèment en file indienne, en forêt ou dans la campagne.

C'est pourquoi, outre les conseils ci-dessus qui s'appliquent à tout randonneur, le Club vous demande de respecter les quelques injonctions suivantes :

- choisissez une marche correspondant à vos capacités (on peut être momentanément fatigué, la vie a pu se charger de ralentir votre rythme) ne vous surestimez pas, cela ne sert à rien ;
- équipez-vous correctement, surtout pour les marches difficiles, particulièrement en chaussures et en boisson ;
- respectez les consignes données par les accompagnateurs (les guides), qui connaissent le milieu, qui connaissent les difficultés, qui connaissent le trajet ;
- ne dépassez pas l'homme de tête : si son rythme vous semble trop lent, sachez que c'est délibéré : il connait les futurs efforts à fournir et ne veut pas que vous épuisiez votre énergie au tout début de la marche ; de plus vous ne serez pas couvert par le club en cas d'accident ;
- ne restez pas derrière l'homme de queue (le "balai"), même si la beauté de la nature vous semble mériter ce retard, car là aussi vous ne serez plus sous la responsabilité du CDM ;
- pensez à prevenir les accompagnateurs intermédiaires si vous sentez venir un malaise, ils agiront en conséquence;
- si vous vous isolez momentanément en forêt, laissez votre sac sur le chemin pour que l'homme-balai puisse le savoir, et ne vous laisse pas seul.

NE JETONS RIEN, N'ABIMONS RIEN, COMPORTONS NOUS EN GUADELOUPÉENS RESPONSABLES QUE NOUS SOMMES : GARDONS NOTRE NATURE PROPRE ET BELLE.

GWADLOUP SÉ PÉYI A TIMOUN AN NOU : FÒ NOU GADÉ'Y BEL TOUBOLMAN, ÈVÈ TIBREN PWÒPTÉ, DAVWA SÉ SÉ TIMOUN-LA KI KÉ BIZWEN ON BEL LALIWONDAJ !
Koumansman a si paj-la

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ET POUR TERMINER...

Nous espérons que ces quelques simples conseils, qui peuvent sembler excessifs au débutant, mais qui ne sont que le fruit de notre expérience, vous permettront d'apprécier et de jouir en toute tranquillité et en toute sécurité des paysages magnifiques de notre île.

Profitons de la Vie, mais ne la gâchons pas !

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